Faire en sorte qu’aucun élève ne soit malheureux en classe

Pierre Gagnon est un vrai passionné de son métier. Enseignant au 3e cycle du primaire à la Commission scolaire de Montréal depuis 2002, plusieurs le connaissent aussi grâce à l’année qu’il a passée au sein de l’équipe de ChallengeU. Dans cet épisode des Rendez-vous pédagogiques de l’École branchée, il nous parle de son parcours, de changement et de l’importance qu’aucun élève de sa classe ne soit malheureux.

Les « Rendez-vous pédagogiques de l’École branchée » sont des entretiens en baladodiffusion avec des acteurs du milieu scolaire d’ici et d’ailleurs. Notre collaborateur (et idéateur du concept), Marc-André Girard, s’entretient aujourd’hui avec Pierre Gagnon, enseignant au 3e cycle du primaire à l’école Saint-Gérard de la Commission scolaire de Montréal.

En 2014-2015, Pierre Gagnon a pris une année sabbatique pour aller travailler avec l’équipe de ChallengeU. Il a parcouru pas moins de 40 000 km en 10 mois et presque fait le tour du Québec! Ceci lui a permis de rencontrer des milliers d’enseignants pour présenter la plateforme collaborative.

Photo : Alexandra Viau
Photo : Alexandra Viau

L’une des choses qui l’ont frappé le plus, tel qu’il le dit lui-même, est « le nombre de profs qui sont "fous", dans le bon sens du terme! » Il raconte avoir vu des choses exceptionnelles dans les classes. Il a aussi remarqué que lentement, les enseignants s’ouvrent au partage, notamment grâce à l’influence positive de groupes sur Facebook, comme celui sur Les TIC en éducation. En effet, « les enseignants sont de moins en moins gênés de poser des questions à leurs pairs, alors qu’on incite les élèves à le faire depuis toujours! », observe-t-il.

Cette année, son cœur l’a ramené à ses élèves cette année. Au quotidien, il tente d’appliquer ce qu’il a pu prendre le temps de cogiter pendant les nombreux kilomètres parcourus l’an dernier. Aussi, après avoir prôné le changement partout, il réalise que tous ne peuvent pas changer à la même vitesse. Il se rend aussi compte qu’il ne change pas lui-même aussi vite qu’il l’aurait pensé, ou que ses collègues ne changent pas au même rythme que lui.

Il parle également de l’importance qu’il accorde, dans sa classe, à ce qu’aucun élève ne soit malheureux et que chacun d’entre eux puisse exprimer sa créativité.

Un enseignant vraiment inspirant!

 

Faire en sorte qu’aucun élève ne soit malheureux en classe


Marc-André Girard s’entretient avec Pierre Gagnon
Enseignant au 3e cycle à la CSDM
Télécharger ici.  (format .mp3)

 

Voyez aussi une vidéo présentant la porte de sa classe, dont il est question dans l’entretien : https://www.youtube.com/watch?v=dAjGHhK6ers

 

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Par Marc-André Girard, L'École branchée