Mettre les technologies au service de l'apprentissage avec le « Future Classroom Lab »

Suite à sa participation à une conférence internationale à Copenhague, Normand Roy présente une initiative unique en Europe, le « Future Classroom Lab ». 

Photo partagée par Lasse RemmerMa dernière conférence internationale à Copenhague s'est déroulée au campus University College UCC, dans lequel étudient 10 000 étudiants à temps plein et 6000 étudiants à temps partiel. Durant ce court séjour, j’ai eu la chance de visiter le chantier du « Future Classroom Lab », une initiative unique en Europe.

Projet à l’échelle européenne, le « Future Classroom Lab » est un laboratoire éducatif conçu pour favoriser les diverses pratiques pédagogiques, notamment l'intégration des technologies, dans une perspective de développement des compétences du 21e siècle. L’initiative est supportée par 11 ambassadeurs et s'étend maintenant sur des campus un peu partout en Europe. Chaque local comporte 6 zones d’apprentissage : présentation, enquête, création, échange, développement et interaction. Ces zones proposent une diversité de moyens (robots, jeux, circuits électriques, etc.), d’outils technologiques (iPad, tables interactives, tableaux interactifs, etc.) ainsi qu'une organisation flexible (tables hautes, bancs, chaises, etc.). Les zones sont disposées de manière à favoriser l’apprentissage, mais également à permettre aux apprenants de s’approprier leur environnement.

Même sous leur état de chantier, les locaux de Copenhague affichent déjà une certaine effervescence. Nous y avons rencontré d'anciens étudiants ayant utilisé les locaux durant leur formation, et agissant maintenant à titre de conseillers et formateurs. Rien n’est laissé de côté : stations informatique de haute performance pour le jeu vidéo, robots, imprimantes 3D, mur d’écran DEL, espace de réalité virtuelle et j'en passe!

Un laboratoire... pour apprendre

Pourquoi est-ce qualifié de laboratoire? Lasse Remmer, coordonnateur du site, nous a expliqué que l'initiative a également le mandat d’explorer le potentiel de chaque outil et de distinguer leurs forces et leurs faiblesses (techniques et pédagogiques). Par exemple, on pouvait déjà y voir en action une dizaine d’imprimantes 3D, ainsi que des casques SamsungGear, DayDream, OculusRift, etc.

Au-delà de l’impressionnant rassemblement de technologies, on comprend que l’enjeu est d’abord et avant tout pédagogique : comment amener des apprenants à s’approprier divers outils dans leurs processus d'apprentissage? Les locaux accueillent autant les petits du préscolaire que les groupes de futurs enseignants. Tous sont les bienvenus pour expérimenter et apprendre. Les lieux s’adaptent aux apprenants, et non l’inverse!

Collaboration au rendez-vous

On pourrait croire que parvenir à un tel résultat est quasiment une utopie. Néanmoins, des partenariats nombreux et multiples permettent d'y arriver. En effet, il y a un effort collectif qui mobilise l’université, le gouvernement, les enseignants, les futurs enseignants, les entreprises privées, etc. Chacun y retire quelque chose, mais en fin de compte, c'est la future génération qui en ressort gagnante.

Pourrions-nous voir une initiative du genre au Québec, où enseignants et chercheurs ont la possibilité d’interagir dans un milieu propice à l’innovation, qu’elle soit pédagogique ou technologique?

--
Par Normand Roy, l'École branchée