Vie culturelle française en Amérique

Lundi, 19 avril, 2010 - 15:59

Classification de ce guide thématique
Niveaux pédagogiques:
Cycles: 
Primaire    Secondaire    3e cycle    1er cycle    2e cycle


Disciplines:
Disciplines: 
Primaire    Langues    Français, langue d'enseignement    Général    Univers social    Géographie, histoire et éducation à la citoyenneté    Général    Arts    Art dramatique    Général    Arts plastiques    Général    Danse    Général    Musique    Général    Secondaire    Langues    Français, langue d'enseignement    Général    Univers social    Arts    Art dramatique    Général    Arts plastiques    Général    Danse    Général    Musique    Général    Histoire et éducation à la citoyenneté (2e cycle - 1re année)    Général


Domaines généraux de formation: -

Mots-clés:
Résumé: 

Ce guide thématique, créé dans le cadre du 400e de la ville de Québec mais toujours d'actualité, donne accès à une foule d’informations et de ressources sur le thème de la culture française en Amérique.


Contenu: 

Découvrez la vie culturelle française en Amérique comme vous ne l'avez jamais perçue ! Les arts, la littérature et la culture se donnent rendez-vous dans la ville de Québec, mais aussi un peu partout en province, et servent de prétexte à la création de ce répertoire de ressources pédagogiques variées (sites Web, vidéos éducatives, livres, scénarios pédagogiques).

Le dynamisme culturel de la ville de Québec
Ressources pédagogiques

La littérature québécoise
Ressources pédagogiques

L'art dramatique
Ressources pédagogiques

Le cinéma québécois
Ressources pédagogiques

Les arts visuels québécois
Ressources pédagogiques

La musique et la chanson au Québec
Ressources pédagogiques

La danse au Québec
Ressources pédagogiques

La ville de Québec est un puissant symbole de l’existence d’une communauté francophone en Amérique et de sa créativité. Depuis sa création, Québec a rassemblé et attiré les plus grands artistes francophones d’Amérique et du monde. Encore aujourd’hui, Québec demeure un pôle d’attraction important de la culture francophone en Amérique.


Le dynamisme culturel de la ville de Québec

Québec rassemble aujourd’hui un grand nombre de créateurs de tous les arts. Particulièrement dans le quartier Saint-Roch, comme en témoigne la création de la coopérative d’artistes Méduse, la création artistique fait partie intégrante de la vie de Québec.

Chaque année, plusieurs événements célébrant la culture, la musique et l’histoire de Québec ont lieu et attirent des visiteurs de partout à travers le monde.

À titre de capitale québécoise, la ville de Québec héberge également plusieurs institutions artistiques importantes comme le Musée des beaux-arts du Québec et le Musée de la civilisation.

Le quartier Saint-Roch à Québec
© Le monde en images

Ressources pédagogiques

Sites Internet

Méduse, Coopérative de producteurs et de diffuseurs artistiques, culturels et communautaires

Galerie d’art Beauchamp

Musée national des beaux-arts du Québec

Musée de la civilisation du Québec

 

Vidéos éducatives

Québec, La route des arts, Ostar, Télé-Québec

Québec 20e siècle, Les pays du Québec I, Synercom Téléproduction, INRS, Télé-Québec

 

La littérature québécoise

L’écrivaine Anne Hébert, originaire d’un village de la région de Québec

© Bibliothèque et Archives Canada

S’inspirant largement de la littérature française et même s’attachant à l’imiter à ses débuts, la littérature québécoise s’est progressivement affranchie de cette dépendance pour de plus en plus puiser son inspiration dans toutes les littératures du monde, particulièrement celles d’Amérique. Ainsi, l’une des premières grandes œuvres littéraires du Québec est-elle teintée par l’influence de grands poètes français du XIXe siècle sur son auteur : dans ses poèmes publiés entre 1896 et 1899, Émile Nelligan évoque l’hiver et la neige d’ici avec une plume près de celles de Charles Baudelaire et Arthur Rimbaud. Quelques années plus tard, en 1916, c’est le Breton Louis Hémon qui donne au Québec son roman le plus diffusé à travers le monde : Maria Chapdelaine est le deuxième livre le plus édité après la Bible!

À partir de la deuxième moitié du XXe siècle, la littérature québécoise acquiert ses lettres de noblesse et naît véritablement, au moment où elle se sépare de la littérature française et où elle est reconnue pour elle-même. Des romanciers comme Anne Hébert, Yves Thériault, Hubert Aquin et Réjean Ducharme, pour n’en nommer que quelques-uns, ont contribué à faire de la littérature québécoise une littérature originale et spécifique en explorant des thèmes, des paysages et des problèmes québécois. Par exemple, des romans d’Yves Thériault mettent en scène les Inuits (Agaguk, 1958), ceux d’Hubert Aquin s’interrogent sur l’avenir politique du Québec (Prochain épisode, 1965) et les personnages de Réjean Ducharme vivent une quête identitaire bien québécoise, mais universelle en même temps (L’Avalée des avalés, 1966).

 

Au tournant des années 1980, entre autres avec Jacques Poulin et son roman Volkswagen Blues (1984), l’Amérique tout entière prend d’assaut la littérature d’ici, jusqu’à ce que des auteurs du Québec nés dans d’autres parties du monde donnent à la littérature québécoise un visage bien particulier. La littérature migrante marque le roman de la fin du XXe siècle avec des auteurs appréciés du public tels Dany Laferrière, Sergio Kokis et Ying Chen.

En littérature québécoise, lorsque l’on pense à la ville de Québec, l’œuvre de Jacques Poulin est la première qui vient en tête. Au fil de ses romans, l’auteur met en scène le même personnage, l’écrivain Jack Waterman, qui habite près de la place Dufferin et aime profondément sa ville. Partageant avec l’œuvre de ce romancier d’autres points communs, Lise Tremblay situe aussi l’un de ses romans à Québec, L’Hiver de pluie (1990).

Ressources pédagogiques

Vidéos éducatives

Cent titres – Les grandes entrevues, Michel Tremblay, Pixcom, Télé-Québec

Cent titres – Les grandes entrevues, Dany Laferrière, Pixcom, Télé-Québec

Cent titres, saison 2000-2001, Pixcom, Télé-Québec

Les prix du Québec 1996-1997, Monique Bosco, Télé-Vision, Télé-Québec

Les prix du Québec 1997-1998, Gilles Marcotte, Télé-Vision, Télé-Québec

 

L'art dramatique

L’art dramatique suit un chemin semblable. Jusqu’aux années 1960, le théâtre québécois était fortement modelé sur le théâtre français et on y parlait surtout avec l’accent de France. Progressivement, des auteurs québécois écrivent et produisent des pièces exposant la réalité des Québécois et surtout, utilisant la langue et l’accent québécois, ce qui ne s’est pas fait sans de nombreux débats. Michel Tremblay est l’un des pionniers du théâtre québécois. En 1965, sa pièce Les Belles-Sœurs a un grand impact sur l’ensemble de la culture québécoise, parce qu’elle met en scène des gens ordinaires avec leur parler populaire, le « joual ». De nombreux dramaturges vont reprendre le réalisme des pièces de Tremblay, jusqu’à ce que d’autres thèmes viennent préoccuper les auteurs, comme la place des femmes, les relations entre les individus et la folie.

Le metteur en scène Robert Lepage

© Sophie Grenier, Artsvivants.ca

Dans les années 1970, l’improvisation et la spontanéité prennent une grande place dans la production théâtrale au Québec, particulièrement avec la Ligue Nationale d’improvisation (LNI), qui existe encore aujourd’hui. Enfin, le théâtre d’ici, entre autres avec Jean-Pierre Ronfard (Vie et mort du Roi boiteux, 1981), se détourne quelque peu des problématiques québécoises telles l’identité et la langue pour s’ouvrir plus sur le monde et à des préoccupations universelles. Ainsi, les pièces de Robert Lepage, dont la compagnie de théâtre Ex Machina est établie à Québec, parcourent la planète entière et ont valu à son metteur en scène de nombreux prix et reconnaissances, autant au Québec qu’à l’étranger.

En même temps qu’il développait et affirmait sa littérature, le Québec est devenu un haut lieu de la préservation et du développement de la langue française. De grands débats sur la langue ont d’ailleurs eu lieu dès le début du XXe siècle au Québec, que ce soit sur la survie du français en Amérique ou sur la qualité du français parlé au Québec. Le milieu littéraire s’est enflammé dans les années 1960 et 1970 autour de la question du « joual » et de sa place en littérature et dans la société elle-même. Depuis 1994, des milliers de francophones de partout dans le monde participent à la Dictée des Amériques, initiée par Télé-Québec, et dont la finale a lieu dans le Salon rouge de l’Assemblée nationale du Québec. De même, l’Office québécois de la langue française est un chef de file de la francophonie mondiale de la francisation de termes reliés aux nouvelles technologies et aux usages courants.

 

Ressources pédagogiques

Sites Internet

Association québécoise des auteurs dramatiques

La promenade des écrivains

La dictée des Amériques, Télé-Québec
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Office québécois de la langue française
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Grand dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française

Service national du RÉCIT du domaine des langues
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L’île, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise
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Le site actuel de la bande dessinée québécoise, BD Québec

Communication-Jeunesse

La littérature québécoise, Cyberscol

La littérature québécoise

 

Scénario d’apprentissage

Le carnet de lecture virtuel, Service national du Récit du domaine des langues

 

Ouvrages de référence

Michel Biron, François Dumont et Élisabeth Nardout-Lafarge, Histoire de la littérature québécoise, Montréal, Boréal, 2007, 689 p.

Georges Desmeules et Christiane Lahaie, Les classiques québécois, Québec, L’Instant même, coll. « Connaître », 1997, 109 p.

Dominique Lafon (éd.), Le théâtre québécois. 1975-1995, Montréal, Fides, coll. « Archive des lettres canadiennes », 2001, 523 p.

 

Événements et sorties éducatives

Réseau des Salons du livre québécois
 

Vidéos éducatives

Carte blanche – portraits culturels, Michel Marc Bouchard, Télé-Québec

Carte blanche – portraits culturels, Louise Marleau, Télé-Québec

Carte blanche – portraits culturels, Cinq metteurs en scène, Télé-Québec
 

Le cinéma québécois

Bien que quelques films soient produits au Québec dès le début du XXe siècle, surtout des films sur l’actualité ou les voyages, c’est véritablement à partir des années 1940 que le cinéma se développe au Québec, en grande partie stimulé par la création de l’Office national du film (ONF) et du Service de cinéphotographie du Québec. Jusqu’aux années 1960, on produit essentiellement des documentaires, bien que certains films de fiction remportent un certain succès, comme Un homme et son péché (Paul Gury, 1948) et La petite Aurore, l’enfant martyr (Jean-Yves Bigras, 1951). À cette époque, chaque ville possède au moins une salle de cinéma, qui diffuse surtout des films américains et français. Quand la télévision voit le jour en 1952, l’industrie cinématographie québécoise s’effondre et seule l’ONF continue de produire, dont les célèbres films d’animation de Norman McLaren, reconnu mondialement pour son apport imaginatif à l’art cinématographique.

Le Ouimetoscope, une des premières salles de cinéma à Montréal
© Centre d’histoire de Montréal

 

Les années 1960 voient éclore une génération de cinéastes québécois qui, à travers des documentaires et des films de fiction, explorent l’identité et la réalité du Québec. En 1958, Michel Brault et Gilles Groulx réalisent Les Raquetteurs, premier film de cinéma direct (ou cinéma-vérité), un style documentaire qui a donné de grands films au cinéma québécois. Le cinéma direct, près du reportage, est tourné sans scénario ni dialogue écrit, et permet d’établir une ambiance complice et unique entre les réalisateurs et les gens qu’il filme. Pierre Perrault, entre autres avec Pour la suite du monde (1963), est l’un des cinéastes les plus connus à utiliser le cinéma direct pour mieux faire connaître le Québec ainsi que pour mettre en scène la prise de conscience nationale et l’éveil de la nation québécoise

Le nationalisme québécois est également au cœur du film de fiction À tout prendre (1963) de Claude Jutra, un autre cinéaste majeur d’ici. Le cinéma de fiction explose dans la décennie suivante et de grands classiques québécois sont réalisés, un peu plus appréciés par la critique que par le public: Mon oncle Antoine (1971) de Claude Jutra, longtemps considéré comme le meilleur film québécois et Les Ordres (1974) de Michel Brault.

Le début des années 1980 est marqué par une crise dans le cinéma québécois à cause d’importantes contraintes budgétaires. Malgré cela, c’est à cette époque que Rock Demers lance la populaire série de films pour enfants des « Contes pour tous ». La guerre des tuques (1984), réalisé par André Melançon, est le premier projeté sur les écrans du Québec et demeure encore aujourd’hui un classique, toujours d’actualité puisqu’il traite des rivalités entre les jeunes, de la guerre, de l’amitié et de la réconciliation. Le cinéma d’animation continue d’obtenir des prix internationaux, grâce surtout à Frédéric Back (L’homme qui plantait des arbres, 1987), mais c’est le succès immense que remporte autant ici qu’à l’étranger Le déclin de l’empire américain (1986) de Denys Arcand qui marque le plus la décennie.

Le cinéaste québécois Claude Jutra
© Archives UQAM

Graduellement, la qualité des œuvres cinématographiques québécoises est reconnue à travers le monde et une véritable industrie du film s’implante au Québec. Les succès populaires sont au rendez-vous, que l’on pense à Cruising Bar (Robert Ménard, 1989), La Florida (Georges Mihalka, 1993), mais surtout à Les Boys (Louis Saïa, 1997), dont le premier d’une série de quatre films fracasse tous les records au box-office du cinéma québécois d’alors. Heureusement, les années 2000 ont vu de nombreux autres films connaître autant de succès. Ainsi, ce qu’on appelle le cinéma de genre (policier, fantastique, comédie) prend sa place au Québec avec des films comme Bon cop Bad cop (Érik Canuel, 2006), de même que des films historiques tels 15 février 1839 de Pierre Falardeau (2001) ou des adaptations de classiques littéraires québécois (Séraphin – Un homme et son péché de Charles Binamé, 2002). Le cinéma populaire n’empêche pas la réalisation de films d’auteur, appréciés autant par la critique que par le public, que l’on pense à Mémoires affectives de Francis Leclerc (2004) ou à C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée (2006). Dès 1999, avec la sortie de L’Erreur boréale de Richard Desjardins, le documentaire reprend une place importante et alimente les débats dans la société québécoise. Ainsi, le cinéma du Québec d’aujourd’hui est plus diversifié et apprécié que jamais, mais survit toujours grâce au support financier des gouvernements.

Au cours des années, la ville de Québec a été utilisée comme trame de fond de plusieurs films québécois comme Bach et bottine (André Melançon, 1986), Cap tourmente (Michel Langlois, 1993), Le Confessionnal (Robert Lepage, 1995), La Face cachée de la lune (Robert Lepage, 2003) et La Neuvaine (Bernard Émond, 2005).

 

Ressources pédagogiques

Sites Internet

La cinémathèque québécoise

Service national du RÉCIT du domaine des arts
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Exposition virtuelle, Je m’appelle Claude Jutra, Université du Québec à Montréal

Office national du film du Canada
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Centre de ressources en éducation aux médias
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Réseau Éducation-Médias
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Studio Alfred, la Régie du Cinéma
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Scénarios pédagogiques

Derrière une production: les métiers du cinéma (Scénario de la banque du Réseau Éducation-Médias)

Le héros au cinéma ou la quête héroïque (Scénario de la banque du Réseau Éducation-Médias)

Objectif Animation, ma classe de cinéma (SAE de l'ONF)

 

Ouvrages de référence

Marcel Jean, Le cinéma québécois, Montréal, Boréal, coll. « Boréal express », 1991, 116 p.

Yves Lever, Histoire générale du cinéma au Québec, Montréal, Boréal, 1995, 635 p.

 

Événements et sorties éducatives

Carrousel en tournée, Le Carrousel international du film de Rimouski
Festival de films jeunesse itinérant

Festival international du film pour enfants de Montréal
La crème du cinéma international dédié à l’enfance présentée au cinéma Beaubien

Les rendez-vous du cinéma québécois
Festival célébrant le cinéma québécois, à Montréal et en tournée à travers le Québec
 

Vidéos éducatives

Carte blanche – portraits culturels, Louise Portal, Télé-Québec

Carte blanche – portraits culturels, Jean-Claude Labrecque, Télé-Québec

Le septième, Le cinéma québécois raconté, Télé-Québec

Les prix du Québec 1996-1997, Jacques Giraldeau, Télé-Vision, Télé-Québec

Les prix du Québec 1997-1998, Collin Low, Télé-Vision, Télé-Québec

 

Les arts visuels québécois

Comme d’autres formes d’expression artistique, les arts visuels québécois se sont d’abord développés en s’inspirant fortement de la France. Jusqu’au début du XXe siècle, les artistes québécois désirant faire carrière dans le domaine des arts visuels devaient parfaire leur formation en France, puisqu’il n’existait pas d’écoles? offrant une formation de qualité supérieure au Québec. Au fil des années, les artistes québécois se sont progressivement détachés de la tradition française pour explorer de nouvelles avenues et s’ouvrir aux tendances de partout dans le monde.

L’École des beaux-arts de Québec est fondée en 1922 et, à partir de cette époque, les artistes et les œuvres québécoises et canadiennes sont de plus en plus valorisés. Des organismes fondés dans les années 1930 comme la Société d’art contemporain et le Groupe des peintres canadiens contribuent à cette valorisation.

De plus en plus empreint de modernité, l’art québécois se fait également revendicateur dans les années 1940, alors que des artistes regroupés autour de Paul-Émile Borduas, les Automatistes, s’insurgent contre le conformisme et la mainmise du clergé sur la société québécoise dans le manifeste du Refus global, publié en 1948.


« Étoile noire », un tableau de Paul-Émile Borduas
Source :
Mount Allison University

Dans les années 1960, l’art abstrait québécois devient de plus en plus populaire et la construction d’édifices importants comme la Place Ville-Marie, la Place des arts, le métro de Montréal et le Grand théâtre de Québec permet de mettre en valeur les œuvres d’artistes québécois. Depuis cette époque, de nombreuses galeries d’art ont été ouvertes au Québec et les artistes québécois ont su se démarquer par l’originalité et la qualité de leurs œuvres.

« Tryptique orange », tableau de Jean-Paul Riopelle
Source : Galerie 2000
 

 

 Ressources pédagogiques

Sites Internet

Musée national des beaux-arts du Québec

Musée des beaux-arts de Montréal
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Service national du RÉCIT du domaine des arts
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Scénarios pédagogiques

Arts, musique et TIC, École Fernand-Séguin

La galerie d’art, Radio-Canada

Le groupe des Sept, Musée des beaux-arts du Canada

Nouvelles idées, nouveaux matériaux, Musée des beaux-arts du Canada

Situations d’apprentissage élaborées par le MELS, Service national du RÉCIT du domaine des arts

 

Événements et sorties éducatives

Musée des Beaux Arts du Québec
Découvrez les programmes éducatifs de ce musée.

Quand l'art imagine l'histoire, Commission de la Capitale nationale
L'histoire de Québec à travers des objets d'art
 

Vidéos éducatives

Carte blanche – portraits culturels, Serge Barbeau, Télé-Québec

Carte blanche – portraits culturels, Jésus Carles de Villalonga, Télé-Québec

Carte blanche – portraits culturels, Fondre l’art, Télé-Québec

Les prix du Québec 1997-1998, Irène Whittome, Télé-Vision, Télé-Québec

 

La musique et la chanson au Québec

Depuis l’époque de la Nouvelle-France, les Québécois fêtent au son de la musique, que ce soit les gigues, la musique des chansonniers ou le rock and roll. Le Québec d’aujourd’hui est porteur d’une riche tradition musicale. Tirant ses origines de la musique médiévale et des chansons des troubadours, les chansons de Nouvelle-France reproduisent souvent les modes des chansons françaises.

En fait, la plupart d’entre elles sont des adaptations de chansons existantes. La Conquête amène diverses influences dans le paysage musical canadien. À partir de 1763, les reels et gigues celtiques des Écossais et des Irlandais se mêlent à la musique des Canadiens. À cette époque, les chansons se transmettent par tradition orale et bien peu de chansons sont créées ici, la presque totalité du répertoire est empruntée aux immigrants et voyageurs de l’extérieur.

 

Une danse au Bas-Canada en 1807
George Heriot / © Bibliothèque et Archives Canada / C-000252

 Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour voir apparaître des auteurs canadiens-français. C’est en définitive le succès de la Bolduc dans les années 1930 qui consacre la naissance de la chanson canadienne-française à texte. Le succès populaire remporté par cette dernière témoigne d’un engouement des Canadiens français pour une chanson qui parle de leur réalité dans leur langue. Quelques années plus tard, Félix Leclerc affirme la place de la chanson québécoise dans la culture québécoise et sur la scène internationale. Il est considéré par plusieurs comme le père de la chanson québécoise.


Les générations de créateurs qui ont suivi ont amené la chanson québécoise à de nouveaux endroits inexplorés. Les chansonniers ont chanté le pays et l’âme québécoise, les chanteurs Yéyé ont importé l’américanité et la musique populaire dans le paysage québécois et l’Osstidcho, de Robert Charlebois, a consacré la fusion de la langue des Québécois, des textes recherchés, du rock moderne et de la contre-culture américaine.

Dans le domaine de la musique classique, le Québec a également connu un développement important dans la deuxième moitié du XXe siècle. Quelques compositeurs de renom, comme Claude Champagne et Pierre Mercure ont été des pionniers dans ce domaine au Québec en composant des œuvres reconnues. Le pianiste André Mathieu a également acquis une renommée internationale dans les années 1930 et 1940 par sa capacité à interpréter, dès son jeune âge, des pièces classiques.

Inspirée par ce riche héritage, la chanson québécoise d’aujourd’hui offre un éventail extrêmement diversifié amalgamant les influences de nombreuses cultures et différents styles.

L’auteur-compositeur-interprète Félix Leclerc
©
Archives nationales du Québec

 

Ressources pédagogiques

Sites Internet

La chanson du Québec et ses cousines
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Entrez dans la danse, Site éducatif sur le patrimoine vivant du Québec
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Québec info musique

Centre de musique canadienne

Société de musique contemporaine du Québec

Un monde d’objets parlants
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Expositions virtuelles

Histoire des maisons de disques indépendantes à Montréal, Phonothèque québécoise

Histoire des studios d’enregistrement à Montréal, Phonothèque québécoise

Musiques du Québec à l’époque de Julie Papineau, Musée de la civilisation du Québec

 

Vidéos éducatives

Carte blanche – portraits culturels, Karen Young, Télé-Québec

Carte blanche – portraits culturels, François Dompierre, Télé-Québec

Le prix du Québec 1996-1997, François Morel, Télé-Vision, Télé-Québec

Le prix du Québec 1997-1998, Raymond Lévesque, Télé-Vision, Télé-Québec

 

La danse au Québec

Éternelle compagne de la musique, la danse a toujours été populaire au Québec. Avant l’arrivée des explorateurs d’outre-Atlantique elle constituait déjà un élément important de la vie sociale et spirituelle des amérindiens.(1) À l’époque de la Nouvelle-France, les voyageurs qui s’arrêtaient à Québec décrivaient les impressionnantes veillées dansantes qui duraient jusqu’aux petites heures du matin. Tout comme la musique, la danse traditionnelle a été teintée d’influences européennes diverses provenant tant de la France que des îles britanniques (Angleterre, Irlande, Écosse), après la Conquête(2). C’est ainsi que l’on retrouve dans le répertoire des danses au Canada des danses telles que les reels (origine écossaise), les gigues (originaires des Îles britanniques) ou les cotillons (qui proviennent de la France).

Au cours des années 1930, la modernité a fait son entrée dans la danse et les danses sociales deviennent de plus en plus populaires. Ces danses sont alors pratiquées lors de bals ou réceptions dansantes où se côtoie la bourgeoisie québécoise(3). L’engouement pour cette discipline ne se dément pas puisqu’on estime aujourd’hui que plus de 300 000 Québécois sont inscrits à des cours de danse sociale.

Danse traditionnelle québécoise
©
Archives nationales du Québec

 

La pièce Joe, de Jean-Pierre Perreault
© Michael Slobodian, Artsvivants.ca

La danse professionnelle, ou de scène, se développe plus tardivement. Elle fait d’abord son apparition au début du XXe siècle alors que les danseurs se produisent sur la scène des cinémas, avant ou entre la projection des films.

La naissance de la télévision de Radio-Canada en 1952 marque un tournant important pour l’essor de la danse au Québec. Ludmilla Chiriaeff, récemment arrivée au pays est invitée à chorégraphier pour des émissions télévisées. Ces apparitions télévisuelles hebdomadaires donneront naissance aux Ballets Chiriaeff qui deviendront, en 1958, les Grands ballets canadiens.

Les courants modernes de la danse apparaissent également dans le Québec des années soixante. Parmi les pionnières de cette tendance, citons l’œuvre de Françoise Sullivan et le travail de Jeanne Renaud, fondatrice du Groupe de la Place Royale. En 1968, une autre troupe expérimentale voit le jour, Le Groupe Nouvelle Aire, fondée par Martine Époque. Ces deux groupes sont le berceau des bouleversements chorégraphiques majeurs qui surgissent dans le Québec des années quatre-vingts puisque des créateurs comme Jean-Pierre Perreault, Paul-André Fortier, Édouard Lock (La La La human steps) et Ginette Laurin (O’Vertigo) émergent de leurs rangs.

La danse au Québec compte aujourd’hui sur un réseau solide d’écoles de formation tant en danse classique que contemporaine. Plusieurs créateurs de la scène québécoise sont des leaders sur l’échiquier international, on pense notamment à Marie Chouinard, Édouard Lock, Paul-André Fortier, Ginette Laurin ou Benoît Lachambre, pour ne nommer que ceux-là. Outre ces artistes à la réputation déjà bien établie, des groupes émergents propulsés par de jeunes créateurs innovent et renouvellent à leur tour la discipline.

 

Ressources pédagogiques

Sites Internet

Chorème, Bibliothèque de la danse de l’École supérieure de ballet contemporain

Arts vivants – Danse, Centre national des arts
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Entrez dans la danse, Site éducatif sur le patrimoine vivant du Québec
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Regroupement québécois de la danse

Culture pour tous

La La La Human steps, Archives de Radio-Canada

Un monde d'objets parlants, Site consacré aux traditions orales et musicales du Canada français

Dfdanse, le magasine de la danse actuelle

Site de l'émission Le château magique

Portail de la danse de Wikipedia

L'évolution du ballet, Académie Versailles


Vidéos éducatives

Carte blanche – portraits culturels, Jean-Pierre Perreault, Télé-Québec

Danser à tout prix, Vivadoc, Télé-Québec

Danser Perreault, Les Films de l’Isle, Télé-Québec

Télé sans frontière, L’art d’un mouvement, Télé sans frontière


Ouvrages de référence

Séguin, Robert-Lionel. 1986. La danse traditionnelle au Québec. Sillery, Québec : Université du Québec, 176 p.

Tembeck, Iro, 1946-. 1991. Danser à Montréal : germination d'une histoire chorégraphique. Sillery, Québec : Presses de l'Université du Quebec, 335 p.

Tembeck, Iro, 1946-. 2001. La danse comme paysage : sources, traditions, innovations. Québec : Institut québécois de recherche sur la culture, 157 p.

 


Guide thématique rédigé le 23 novembre 2007 par : 

Catherine Vaudry
collaboratrice de Carrefour éducation (littérature et cinéma)

Marie-Josée Lecours
Bibliothécaire responsable, Bibliothèque de la danse de l'École supérieure de ballet contemporain (danse)

Alexandre Lanoix
Carrefour éducation

Guide thématique mis à jour le 1er mars 2010 par
Anik Routhier, enseignante et consultante en éducation

 

(1)Wyman, Max et Michael Crabb, 2007. «Histoire de la danse». In L’Encyclopédie canadienne. En ligne. http://thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1SEC866311, Consulté le 5 décembre 2007.

(2)Joyal, Jean-Pierre. 1999. «Au-delà du réel : introduction à la musique traditionnelle instrumentale québécoise». In Les cahiers Mnémo. Danse et musique traditionnelles du Québec. Vol. 1, p. 9. Drummondville : Mnémo.

(3) Tembeck, Iro Valaskakis. 2001. La danse comme paysage : sources, traditions, innovations. [Québec] : Institut québécois de recherche sur la culture, p.17.

© Société GRICS, 1999-2009