Canada - Le Conseil des statistiques canadiennes de l'éducation (CSCE) a publié en septembre un rapport intitulé Indicateurs de l'Education au Canada : Une perspective internationale, 2009. Que disent ces chiffres sur l’éducation au pays?
Ce rapport est le premier document d’une nouvelle série, dont la fréquence de parution sera annuelle, et qui vise à faciliter la comparaison des systèmes d’éducation des provinces et des territoires du Canada avec ceux des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).
De façon générale, il confirme sans grande surprise que, plus on possède un diplôme d’études supérieur, plus on est susceptible d’occuper un emploi et d’être bien rémunéré. Il confirme aussi que le Canada a tendance à faire du surplace par rapport à certains autres pays, car ces chiffres demeurent stables malgré la progression des autres.
Par exemple, le Canada occupe le quatrième rang parmi les pays de l’OCDE en ce qui a trait à la proportion d’adultes de la génération des 55 à 64 ans (21 %) détenant un diplôme universitaire. Toutefois, pour la cohorte plus jeune des 25 à 34 ans, le Canada (29 %) partage le douzième rang avec le Japon et le Royaume-Uni.
Diplôme d’études secondaires
« Le diplôme de fin d’études secondaires devient la norme dans la plupart des pays de l’OCDE car il représente dans une large mesure l’exigence minimale en matière de qualification pour des études plus poussées ou pour l’entrée sur le marché du travail ».
« Bien que le taux d’obtention d’un diplôme de fin d’études secondaires au Canada se situe à 78 %, ce dernier est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE qui est de 82 %. En fait, le Canada s’est classé au 17e rang parmi les pays de l’OCDE, à égalité avec les États-Unis. Seuls le Luxembourg (75 %), la Nouvelle-Zélande (74 %), l’Espagne (74 %), la Suède (74 %), le Portugal (65 %), la Turquie (58 %) et le Mexique (43 %) ont affiché des proportions inférieures à celle du Canada. », lit-on dans le rapport.
Au Canada, le taux d’obtention d’un diplôme d’études secondaires varie énormément que l’on soit un homme (74%) ou une femme (83%). Par contre, dans certaines provinces, comme dans les provinces de l’Est, le taux est le même pour les garçons et les filles.
Au Québec, le taux d’obtention d’un diplôme d’études secondaires était de 75% en 2007. Le plus haut taux était en Saskatchewan (87%). À l’Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick, il était de 86%. Suivaient Terre-Neuve-et-Labrador (83%), la Nouvelle-Écosse (82%), la Colombie-Britannique (81%) et le Manitoba (78%). En Ontario, le taux était de 72%. En Alberta, on notait un faible 68%. Mais, la situation était encore catastrophique dans les territoires : Yukon (64%), Territoires du Nord-Ouest (57%) et Nunavut (28%).
Décrochage scolaire
Au Canada, en 2007, 20 % des jeunes âgés de 15 à 19 ans n’étaient plus en formation, soit une proportion légèrement supérieure à la moyenne de 16 % observée dans les pays de l’OCDE.
La proportion de jeunes âgés de 15 à 19 ans qui ne sont plus en formation variait également d’une province à l’autre, de 15 % à Terre-Neuve-et-Labrador – une situation similaire à celle des États-Unis – à 25,5 % en Alberta. Au Québec, le pourcentage était de 20%.
Le Canada, avec l’Australie et le Portugal, avait la cinquième plus importante proportion de jeunes n’étant plus en formation; seulement la Turquie (55 %), le Royaume-Uni (38 %), la Nouvelle-Zélande (27 %) et l’Espagne (22 %) ont enregistrés des proportions plus élevées.
Taux d’emploi
Au Canada, le taux d’emploi chez les individus n’ayant pas obtenu de diplôme de fin d’études secondaires était de 57 %.
Au Québec, en 2007, seulement 52,4% des personnes de 25 à 64 ans n’ayant pas complété leurs études secondaires occupaient un emploi, comparativement à 73,9% de ceux qui avaient complété leurs études secondaires ou obtenu un diplôme d’études professionnels. Le taux d’emploi de ceux qui avaient obtenu un diplôme d’études universitaires était de 83,3%.
Ces derniers gagnaient sensiblement plus que les autres, avec un revenu d’emploi en moyenne 40 % plus élevé en 2006. Par ailleurs, le Québec était la seule province où la différence entre l’avantage salarial des hommes et des femmes s’est avérée pratiquement nulle.
-Consultez le communiqué de presse
Par Martine Rioux
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