Jeunes, télévision et violence

Mercredi, 17 avril, 2002 - 23:00

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Le Centre d’études sur les médias organise un colloque sur la violence à la télévision et les jeunes. Jusqu’à quel point la violence télévisuelle influence-t-elle nos jeunes? La télévision est-elle plus violente?
Détail: 

Le Centre d’études sur les médias s’intéresse depuis presque dix ans maintenant à la violence à la télévision et à ses influences. Chaque année, depuis 1993, les professeurs Jacques De Guise et Guy Paquette de l’Université Laval dirigent une analyse de la programmation des six principaux réseaux canadiens de télévision : Radio-Canada, CBC, TVA, CTV, TQS et Global. Les émissions analysées sont uniquement les fictions diffusées au cours d’une semaine type de l’année en cours.

Lors du colloque, qui se tiendra le 19 avril à l’École des Hautes Études Commerciales de Montréal, les deux chercheurs viendront présenter les résultats de leur analyse des émissions fictives diffusées en 2000. Ils parleront des principaux indicateurs de la violence présentée sur les réseaux généralistes de télévision au Canada et de la perception de la violence.

C’est à ce moment que nous apprendrons si TQS conserve son titre de « télévision la plus violente au Canada ». En 1999, le « Mouton noir » avait diffusé la moitié de tous les actes de violence présentés par l’ensemble des six principaux réseaux canadiens.

Nous apprendrons aussi si le nombre d’actes violents présentés à la télévision est en hausse ou en régression. En 1999, ce nombre était en baisse pour la première fois depuis 1993. Toutefois, cette régression serait attribuable à une diminution du temps de diffusion des émissions de fiction plutôt qu’à une baisse réelle des actes violents.

Au-delà de ces chiffres, le colloque se veut une occasion de réfléchir sur les effets de la violence à la télévision. Pousse-t-elle certaines personnes à la criminalité? Influence-t-elle certains autres comportements sociaux? Change-t-elle la perception que nous avons du milieu dans lequel nous vivons? À ce sujet, Marc Ouimet de l’École de criminologie de l’Université de Montréal viendra présenter les tendances de la criminalité au Québec par rapport à la violence à la télévision.

Mais, plus important encore, les intervenants se demanderont : s’il n’y a pas de tueries dans les écoles canadiennes, est-ce parce qu’il n’y a pas de problème? La réalité en cache-t-elle une autre? Joanne Cantor, de l’Université de Wisconsin-Madison, abordera les effets psychologiques de la violence dans les médias du point de vue des enfants et des adolescents. James Potter, de l’Université de Californie à Santa Barbara, soutiendra que « Ce que nous ne savons pas sur les effets des médias nous fait déjà mal ». D’autres chercheurs américains viendront aussi présenter leur point de vue sur la violence à la télévision et sur son influence sur les jeunes.

Pour toute information et pour vous inscrire, contacter Louise St-Pierre au HEC Montréal.
Téléphone : (514) 340-5629

Par Martine Rioux

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