Le plaisir du livre

Lundi, 22 avril, 2002 - 23:00

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23 avril : Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Tous les Québécois sont invités à offrir un livre et une rose à un être cher.
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« Lisez un conte à un gamin et vous l’aurez distrait le temps d’un « il était une fois » et d’un « ...ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants »; apprenez-lui à lire, initiez-le au plaisir du texte et vous lui aurez remis les clés d’un univers merveilleux où il ne sera jamais plus seul ». C’est l’écrivain Stanley Péan, le porte-parole de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, qui l’affirme.

« Lire, c’est accéder à la mémoire, aux rêves et espoirs de tous nos frères et sœurs qui partagent notre condition trop souvent inhumaine. Voilà pourquoi j’imagine mal qu’on puisse se priver de cette formidable machine à voyager dans le temps, l’espace et l’imaginaire que l’on appelle le livre », ajoute-t-il.

Ces mots veulent nous inciter à lire, bien sûr. Mais, ils nous rappellent aussi que certaines personnes ne connaissent pas ce bonheur. C’est pourquoi la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur peut devenir l’occasion de sensibiliser les enfants au phénomène de l’analphabétisme.

Comme le rapporte la Fondation québécoise pour l’alphabétisation sur son site web, 19 % de la population québécoise adulte serait analphabète, soit un adulte sur quatre. Ce chiffre provient de l’Enquête internationale sur l’alphabétisation des adultes (EIAA), réalisée en 1996, par Statistique Canada. Mais, le plus inquiétant, c’est que l’enquête a révélé une augmentation du nombre de Québécois aux prises avec des difficultés majeures en lecture et en écriture.

De plus, l’étude a aussi mis au jour de graves problèmes d’alphabétisation chez les Canadiens de 16 à 25 ans :
- 11 % sont incapables de comprendre et d’utiliser l’information contenue dans différents textes;
- 10 % ne peuvent utiliser l’information contenue dans des documents d’usage ;
- 10 % sont incapables d’effectuer des opérations arithmétiques simples.

Ces chiffres doivent évidemment être pris au sérieux. Malheureusement, de nombreux préjugés envers les personnes analphabètes persistent encore. Il serait donc temps de les faire tomber pour que les analphabètes se sentent valoriser dans leur démarche d’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

Ces chiffres nous indiquent aussi l’importance de dispenser des cours d’alphabétisation de qualité (autant aux jeunes qu’aux adultes): il ne faut pas uniquement qu’on nous apprenne l’alphabet, il faut également qu’on nous transmette « le goût du texte », soutient Stanley Péan.

Par Martine Rioux

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