Le programme « Vous NET pas seul » de plus en plus populaire

Mercredi, 7 octobre, 2009 - 10:31

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Québec – Avec le retour en classe, de nombreux policiers reprendront aussi le chemin de l’école afin d’aller présenter des ateliers de prévention sur la cybercriminalité au personnel scolaire (direction, enseignant, etc.), aux élèves et aux parents. Le programme Vous NET pas seul est plus pertinent que jamais.

 

Détail: 

En décembre 2005, l’Infobourg vous annonçait la création du programme Vous NET pas seul par le Service de police de la Ville de Lévis, en partenariat avec la Sûreté du Québec, les Services de police des villes de Québec, Thetford Mines et St-Georges-de-Beauce.

Quatre ans plus tard, le programme Vous NET pas seul a fait le tour de la province, et même du pays, en plus d’avoir été exporté ailleurs dans le monde. « Il y avait définitivement un grand besoin pour faire la prévention de la cybercriminalité auprès des jeunes. Les commissions scolaires demandaient aux policiers d’intervenir, mais ceux-ci étaient souvent mal outillés. Le programme leur donne l’information nécessaire », affirme Josée Laflamme, sergente à la Sûreté du Québec, qui a participé à la mise en place de Vous NET pas seul.

Les objectifs du programme sont d’inviter les jeunes et leurs parents à être vigilants lorsqu’ils naviguent sur Internet. Les élèves sont informés des dangers d’une navigation imprudente sur le Web. Les parents apprennent à mieux connaître le langage associé au Web et reçoivent des conseils de sécurité.

Lorsque les policiers se déplacent dans une école, ils rencontrent d’abord le personnel scolaire, puis les élèves (par niveau ou par classe, selon la demande de l’école). Les parents pourront aussi être rencontrés lors d’une soirée d’information. Par contre, Mme Laflamme souligne qu’il est difficile de les rejoindre. « Ceux qui se présentent sont généralement ceux qui sont le mieux informés. »

Pour introduire les différents concepts dont il est question par la suite, un court métrage démontrant une situation qui dérape en raison de l’imprudence d’une jeune internaute est présenté.

« Dans cette vidéo, on retrouve quatre chefs d’accusation possibles, comme fabrication, possession et diffusion de pornographie juvénile. Cela surprend toujours les jeunes, lorsqu’on leur dit cela. Ils se croient à l’abri de toute accusation parce qu’ils sont mineurs. Or, ce n’est pas le cas », fait remarquer Mme Laflamme.

Par ailleurs, elle indique que plusieurs des problèmes vécus par les jeunes et associés au Web viennent du fait que « la notion de confidentialité et d’intimité n’existe pas chez les jeunes ». Ils ont un faux sentiment d’anonymat devant leur écran, ils posent des gestes pour s’amuser et pour plaire aux autres, ils ne réalisent pas immédiatement que ces actes pourraient se retourner contre eux. « Un gros travail de prévention est à faire sur ce point, et cela ne s’applique pas seulement au Web », reconnaît Mme Laflamme.

Par exemple, une jeune fille donne le mot de passe de sa boîte courriel à sa meilleure amie, sans se douter que, la semaine suivante, cette amie ne sera plus sa meilleure amie (dans l’univers des adolescents, les amitiés se font et se défont assez rapidement) et que celle-ci utilisera sa boîte de courriels pour répandre des rumeurs.

« L’objectif de nos présentations n’est évidemment pas de faire la morale. Nous voulons simplement les amener à réfléchir sur leurs comportements en ligne et à adopter des attitudes plus responsables. Par exemple, lorsqu’ils participent à des concours en ligne, est-ce que c’est vraiment nécessaire de donner leur adresse? »

Idem du côté des parents. « Il ne s’agit pas de tomber dans la paranoïa. Il existe de nouvelles problématiques auxquelles ils auront à faire face et nous voulons seulement les sensibiliser. Comme dans tout ce qui touche l’éducation de leur enfant, ils ont intérêt à se montrer intéressés par leurs activités en ligne, à être présents et attentifs aux changements de comportement », fait valoir Mme Laflamme.

Elle poursuit : « De même, nous les invitons à exercer un certain contrôle : placer l’ordinateur dans une salle commune, déterminer du temps passé en ligne, éteindre la webcam lorsqu’elle n’est pas utilisée, etc. Par ailleurs, nous leur déconseillons de couper totalement l’accès à Internet à un jeune qui n’aurait pas respecté des consignes familiales. Il pourra l’utiliser en dehors de la maison et cela ne règlera rien à la situation ».

L’univers d’Internet change rapidement, de nouveaux contextes problématiques apparaissent chaque jour. Mme Laflamme est consciente que le travail à faire est énorme, mais elle a confiance que le programme Vous NET pas seul portera ses fruits là où il est présenté.

Pour plus d’information, contactez votre service de police local ou la Sûreté du Québec.

Par Martine Rioux

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