Yamachiche – Les élèves de Guylaine Plourde et de Céline Richard, de l’école primaire Omer-Jules-Desaulniers de Yamachiche, font maintenant partie d’un projet spécial, baptisé Nouvelle Génération. En octobre dernier, ils ont chacun reçu un ordinateur portable, ce qui a transformé la vie dans la classe.
Les deux enseignantes de 3e et 4e année ont travaillé d’arrache-pied depuis l’année dernière afin de mettre en place leur classe techno. Elles ont réussit à mobiliser plusieurs compagnies et organismes du village de Yamachiche, situé à l’ouest de Trois-Rivières, afin de financer l’achat des ordinateurs. Elles ont aussi obtenu une aide financière du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (mesure 30054).
En juin dernier, elles ont rencontré les parents de leurs futurs élèves afin de leur présenter le projet Nouvelle Génération. Tous se sont montrés emballés. Au cours de l’été, le mobilier de leur classe a été modifié afin de pouvoir accueillir les ordinateurs (ajout de prise d’électricité, installation d’Internet sans fil, etc.).
À la rentrée, les élèves étaient impatients d’arriver dans leur nouvelle classe… mais les ordinateurs n’étaient pas au rendez-vous. Ils sont finalement arrivés le 15 octobre de l’organisme Ordinateurs pour les écoles du Québec.
Depuis, les communications entre enseignants et élèves se font par courriel. Les élèves passent un minimum de deux heures par jour à l’ordinateur. « Le niveau de motivation des élèves a automatiquement monté d’un cran. »
La routine est toujours la même. Les élèves relèvent leur courrier électronique dans le portail, pratiquent leur méthode de frappe au clavier, réalisent les leçons de la journée, puis se plongent dans les ateliers obligatoires de la semaine.
Autant que possible, le papier est éliminé de cette période de la journée. Les deux enseignantes ont constitué une banque impressionnante de sites Web, contenant des activités éducatives pour leurs élèves. Ceux-ci sont aussi amenés à créer avec des logiciels comme Didapages, LopArt et ActivInspire.
En avant de la classe, l’ordinateur de l’enseignante est muni du logiciel Landschool, qui permet de voir ce qui se passe sur tous les ordinateurs des élèves. Il permet de « geler » les écrans lors des temps d’explication, d’envoyer des messages perso aux élèves, bref, d’assurer un certain contrôle.
Les deux enseignantes croient énormément au potentiel de la technologie dans la classe : pour la motivation des élèves, mais surtout parce que celle-ci permet de faire de la différenciation pédagogique. Il s’agit d’ailleurs de l’avantage principal selon elles.
« Les manuels scolaires sont uniformisés pour tous les élèves. Mais, ce n’est pas vrai que les élèves apprennent tous de la même façon. Avec la technologie, il est plus facile pour chaque élève d’aller à son propre rythme. La majorité des sites d’activités proposent plusieurs niveaux de difficulté », affirment-elles.
Phase 2
L’expérience ne fait que commencer, mais les deux enseignantes pensent déjà à la deuxième phase qu’elles espèrent pouvoir mettre en place dès septembre prochain. Comme les élèves ne peuvent apporter leur ordinateur à la maison et que quelques élèves n’ont pas accès à l’ordinateur ou à Internet à la maison, il est difficile de transmettre les devoirs et leçons par courriel et de les faire réaliser à l’ordinateur. La communication avec les parents doit aussi se faire sur papier.
Elles envisagent donc de permettre aux familles l’utilisation des salles de classe en fin de journée. Les parents qui s’y connaissent peu en informatique pourraient s’initier. Les élèves pourraient compléter leurs travaux scolaires.
Les classes de Guylaine Plourde et de Céline Richard sont les deux premières classes-laboratoires de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.
Par Martine Rioux
Infobourg survole quotidiennement pour vous l'actualité en éducation.
© Société GRICS, 1999-2009