Le Rendez-vous RÉCIT : où en sommes-nous avec les robots?

Le 19 mars dernier se tenait le troisième Rendez-vous virtuel du RÉCIT. Six ateliers gratuits étaient offerts en ligne afin d’introduire les acteurs éducatifs à diverses thématiques pouvant être explorées dans le cadre du Plan d’action numérique en éducation. Les enregistrements de ces ateliers ainsi que les ressources présentées seront disponibles sur le site Web du RÉCIT.

Un des Rendez-vous virtuel s’intitulait « Où en sommes-nous avec nos robots? ». Cette rencontre se voulait un temps d'arrêt pour faire le bilan de la première année du Plan d’action numérique en lien avec le déploiement en programmation et en robotique dans les écoles du Québec. Dans le même ordre d'idées, deux autres webinaires avaient eu lieu les 20 novembre et 15 janvier derniers pour fournir aux enseignants un maximum de ressources pour faciliter l'intégration des robots en classe. Ce troisième rendez-vous était maintenant l'occasion de faire le point sur ce qui s'est vécu et qui continue de se vivre dans les milieux scolaires depuis environ huit mois.

La programmation, un bloc à la fois

Pierre Lachance (conseiller pédagogique du RÉCIT MST), qui assurait l’animation de ce webinaire, rappelle d’entrée de jeu que la programmation de robots à l’école se fait majoritairement à l’aide de blocs et que ce tronc commun entre les différents robots est nécessaire pour faciliter l’appropriation des enseignants qui seraient tentés d’en utiliser plusieurs modèles. Pierre mentionne donc que la plupart des robots utilisés en salle de classe possèdent cinq catégories de blocs (mouvements, lumières, sons, délais et boucles) qui se transposent assez bien d’un modèle à l’autre.

Lorsqu’on sait programmer un premier robot, ce savoir-faire devient un avantage considérable lorsqu’on souhaite en explorer un deuxième.

Programmer pour développer sa pensée

« Mais pourquoi programmer? » Telle est la question lancée par l’animateur aux quelque 40 participants réunis pour l’occasion. Programmer est une nouvelle façon de penser pour l’élève, rappelle Pierre, et c’est un prétexte pour développer bon nombre de compétences dans l’ensemble des disciplines scolaires. Il ajoute également que l’apprenant programme à la manière d’un défi à surmonter. C’est donc à partir d’une intention précise rattachée au Programme de formation de l’école québécoise que l’enseignant fournit les conditions gagnantes à la réalisation.

Expert ou accompagnateur?

M. Lachance insiste sur le fait que la personne enseignante n’a pas à être ou à devenir une experte en robotique et en programmation. Elle doit être présente pour accompagner les apprenants dans une démarche dite de non-réponse. En effet, Pierre a fait mention qu’il est préférable de donner des indices aux élèves plutôt que de « déboguer » un programme à leur place. Il est davantage gagnant de laisser travailler les apprenants pour qu’ils développent un maximum de compétences que d’arriver avec une réponse déjà prête d’avance. L’important, ce n’est pas la destination, mais bien le voyage lui-même. La programmation et la robotique ne font pas exception à ce populaire dicton.

Apprendre à apprendre

Pierre Lachance, avant de laisser place à quelques partages d’expériences, incite les participants à consulter les offres de formations, d’autoformations et d’accompagnement offertes par le RÉCIT. Que ce soit pour profiter des conseils qu’offrent les différents parcours de formation des combos numériques ou pour suivre un cours complet sur le Campus du RÉCIT, plusieurs initiatives sont présentes sur le Web pour faciliter le quotidien des enseignants dans l'élaboration de leurs projets. Bon nombre de documents en robotique et en programmation sont également disponibles sur le site du RÉCIT préscolaire et sur le Robot-TIC.qc.ca.

Ce n'est qu'un début

À voir le nombre d’expériences qui ont pu être partagées lors de ce webinaire, il est de plus en plus clair que la programmation et la robotique semblent bien implantées et fortes d'un accompagnement de qualité. Que ce soit en Mauricie, dans les Laurentides, au Lac-Saint-Jean ou en Chaudière-Appalaches, plusieurs projets novateurs font vibrer les élèves et les enseignants jour après jour. Ils se doivent d’être fiers de leur engagement et peuvent se féliciter d’être aussi proactifs dans les changements de paradigmes qu’amène le 21e siècle.

Vous aurez accès à tous leurs projets juste ici, en plus de l’ensemble des documents qui ont fait de ce rendez-vous RÉCIT une réussite sur toute la ligne.

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Par Maxime Laflamme, l'École branchée