Les robots à l’éducation préscolaire : stimuler la persévérance et déjouer le rapport à l’erreur

Carole Raby, professeure et chercheuse à l’UQÀM, pilote le projet CAP Robotique avec Geneviève St-Onge, du RÉCIT de la CS des Hautes-Rivières, et Lynda O’Connell, du RÉCIT national à l’éducation préscolaire. Elles nous parlent des bienfaits des CAP et de la robotique au préscolaire. 

Tout a commencé avec le projet CAP TNI, qui visait à développer des usages non frontaux du tableau interactif. Ce projet de recherche, mené par Carole Raby, a permis à des enseignants de découvrir les bienfaits d’une communauté d’apprentissage (CAP). Après quelques années, les participants impliqués ont émis le souhait de continuer à travailler en ajoutant la robotique et les tablettes. C’est ainsi qu’est née une nouvelle communauté d’apprentissage, CAP Robotique.  

« Une CAP, c’est une famille », dit Geneviève St-Onge. « On y confronte ses idées, on partage, on construit ensemble. On développe une relation. » 

En participant à la CAP, « ce que les enseignants réalisent, c’est que les tâches [proposées aux élèves] doivent être ni trop faciles, ni trop difficiles », explique Carole Raby. En effet, si une tâche est trop facile, les jeunes la font chacun leur tour et n’ont pas besoin de collaborer. Si elle est trop difficile, ils se découragent et s’en désintéressent. 

Comme l’explique Lynda O’Connell, un autre aspect intéressant d’une CAp, c’est que les enseignants sont appelés à créer des activités qui vont pouvoir ensuite servir à d’autres. On peut d’ailleurs voir celles développées dans le cadre du projet CAP TNI dans la section Coin des enseignants du site Web. Celles de CAP Robotique se retrouvent ici

Les robots pour changer le rapport à l’erreur

Les robots suscitent l’intérêt des jeunes de prime abord, et même s’ils comprennent vite qu’il y a des tâches d’apprentissage qui y sont reliées, ils embarquent, explique Geneviève St-Onge. Elle dit apprécier particulièrement le rapport à l’erreur observé en lien avec l’usage des robots.  « L’enfant essaie une fois. Ça ne fonctionne pas? C’est pas grave, on recommence! ». Elle remarque aussi qu’avec la robotique, on peut faire ressortir des aspects d’eux qu’on ne verrait pas autrement, dont une étonnante persévérance. 

On retient de cette entrevue le plaisir évident que ces collègues ont à prendre part à la recherche au service des pratiques gagnantes, pour le bénéfice des élèves. À voir sans tarder. 

En complément, Carrefour éducation vous propose des ressources sur les outils présentés dans cet article :

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Entrevue : Stéphanie Dionne
Texte : Audrey Miller
L'École branchée