Les saines relations entre collègues, pour trouver (et garder!) sa voie comme enseignante

Nancie Bouchard enseigne en 1re année à la CSDM. Convaincue qu’elle est une prof « bien ordinaire », elle nous parle de ce qui lui permet de garder sa flamme de l’enseignement jour après jour et d’oser se lancer dans la nouveauté : ses collègues.  

Nancie Bouchard enseigne en 1re année à la CS de Montréal. Nous l’avons rencontrée l’an dernier à l'occasion du colloque de l’AQUOPS. Avec son expérience de 22 ans d’enseignement, elle a la profonde conviction qu’il n’y a pas qu’une façon d’enseigner. Elle estime qu’il faut que chacun puisse trouver sa voie, les façons de faire qui résonnent en lui ou en elle. Sa façon à elle d’y arriver, c’est de faire preuve de curiosité et de se nourrir des relations développées avec ses collègues. 

L’an dernier, elle a intégré un projet pilote à la CSDM qui l’a amenée à programmer avec ses jeunes élèves. Bien qu’elle s’intéressait déjà à la programmation, elle ne savait pas trop par où l’aborder! Ce projet lui a donc permis d’intégrer la communauté de pratique (CoP) de sa commission scolaire, où elle a pu développer ses compétences, échanger des idées avec les autres membres et trouver du soutien de la part de la conseillère RÉCIT, Pascale-Dominique Chaillez.

Et quel a été son déclencheur pour accepter de se lancer dans ce projet? C’est son collègue, répondant TIC de son école, qui a cru en elle et l’a encouragée! Elle précise d’ailleurs que ces contacts avec ses collègues sont ce qui la nourrit le plus au quotidien et ce qui l’aide à garder sa flamme de l’enseignement.  

« Ne pas se sentir menacé par les réussites d’un/e collègue, c’est tellement important! », dit-elle. Elle considère d’ailleurs qu'il est indispensable de s'inspirer des bons coups de ses collègues, tout en restant fidèle à ses propres valeurs pédagogiques.

Trois éléments l’ont marquée dans l’attitude de ses élèves depuis le début des activités de programmation : tout d’abord, leur motivation et leur intérêt envers les activités proposées; ensuite, la qualité du travail d’équipe, qui leur demande de s’appuyer sur les forces des uns et des autres pour progresser; et, enfin, la dédramatisation de l’erreur!

Écoutez cette entrevue avec une enseignante passionnée qui semble en plein « sur son X »!

Réalisé avec le soutien de Carrefour Éducation
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Entrevue : Stéphanie Dionne
Texte : Audrey Miller
L'École branchée