Identité numérique : Qui êtes-vous sur le Web?

« Avez-vous une pièce d’identité? » est une question qui prend une importance insoupçonnée lorsqu’il est question de l’univers numérique. En effet, au-delà du fait d’avoir ou non une adresse de courriel ou un compte Facebook, toutes les traces que nous laissons contribuent à forger notre identité numérique.

Un dossier commun de Carrefour éducation et de l'Infobourg

Par Audrey Miller - 23 novembre 2012

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Identité numérique : Qui êtes-vous sur le Web? est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.5 Canada.

Introduction

« Avez-vous une pièce d’identité? » est une question qui prend une importance insoupçonnée lorsqu’il est question de l’univers numérique. En effet, au-delà du fait d’avoir ou non une adresse de courriel ou un compte Facebook, toutes les traces que nous laissons contribuent à forger notre identité numérique.

Définir l’identité numérique est tout de même difficile en soi. On sait tous un peu de quoi il s’agit, mais on ne saisit pas toujours l’étendue de sa portée.

Dans le milieu scolaire, il semble particulièrement important d’aborder la question avec les élèves. « En surfant sur le web, nous laissons derrière nous une traînée de données numériques que d’autres peuvent copier, coupler, analyser, détourner ou même vendre, souvent à notre insu et sans notre accord. Nos élèves ont rarement conscience que les informations qu’ils diffusent pourraient un jour leur porter préjudice. Comment les aider à se construire une bonne identité numérique ? » Tel était d’ailleurs le contexte de départ d’une session de clavardage entre éducateurs qui a eu lieu au début de l’année sur Twitter.

Afin de faire le tour de la question, nous vous présentons un dossier conjoint d’Infobourg.com et de Carrefour-éducation qui traitera de différents aspects de l’identité numérique.

  • Qu’est-ce que l’identité numérique?

Un portrait général du concept, ainsi qu’un aperçu de la vôtre.

  • Pourquoi faut-il se préoccuper de son identité numérique?

Les différents aspects et les conséquences possibles.

  • Comment aborder la notion d’identité numérique avec les élèves?

Un répertoire d’idées et de ressources.

  • Quelles sont les ressources pour parler d’identité numérique avec les élèves?

Un répertoire de ressources variées (documents, scénarios pédagogiques, capsules vidéo, jeux, etc.) pour parler d’identité numérique avec les jeunes et d’autres intervenants.

Qu’est-ce que l’identité numérique?

@ticdesprofs a dit sur Twitter : L’identité numérique ne nous appartient pas. Elle est constituée de nos données, des traces qu’on laisse. Elle ne se nettoie pas, mais se façonne.

Nos moindres faits et gestes sur Internet sont susceptibles de laisser des traces qui forgent, qu’on le veuille ou non, notre identité numérique. Un peu comme on tente de soigner sa réputation dans la vraie vie, il est important de bien connaître et comprendre le concept d’identité numérique et ce qu’il implique. D’ailleurs, accolé à l’identité numérique, on trouve le concept de réputation.

D’abord, comment obtient-on une identité numérique, comment naît-on dans le numérique? Il ne s’agit pas uniquement d’opérer un blogue quotidien, ni d’être une sommité des technologies! Le seul fait d’avoir une adresse de courriel, un compte Facebook, Twitter ou autre média dit « social », le fait de commenter quelque chose sur le Web, ou même d’y faire parler de soi, confère une identité numérique.

Fred Cavazza, consultant en médias sociaux, explique sur son blogue : « (…) les contenus générés par les utilisateurs prennent une place toujours plus importante dans notre consommation quotidienne d’Internet. Tous ces contenus laissent des traces sur les sites qui les hébergent et dans les index des moteurs de recherche, ils sont également systématiquement rattachés à un auteur. »

Mais concrètement, en quoi consiste l’identité numérique de quelqu’un? Il y a d’abord les données factuelles, comme son nom, âge, adresse électronique, adresse du site Web personnel ou du compte Facebook, etc. Puis, il y a toutes les interventions (commentaires, « J’aime » sur Facebook, « retweets » sur Twitter, photos mises en ligne, opinions énoncées, etc.) qui sont plutôt informelles, mais qui servent à caractériser un individu.

Encore plus poussé, la liste des amis Facebook ou des gens suivis sur Twitter contribuent aussi à caractériser une personne. Par exemple, si vous suivez sur Twitter 23 professeurs de yoga, on peut déduire que vous aimez cette activité.

Testez votre identité numérique!

Vous voulez savoir le genre d’information qu’on peut facilement trouver sur vous de façon publique? Voici quelques pistes :

  • Googlez-vous!

Tapez votre nom dans Google (www.google.ca) et admirez les résultats! Évidemment, si vous avez un nom relativement commun, il sera plus difficile de vous trouver très exactement, mais dès que votre nom sort un peu de l’ordinaire, cela devient particulièrement facile… Ajoutez quelques termes vous décrivant pour améliorer la précision des résultats (comme « enseignant », nom de votre école, ville, etc.).

Pour plus de précision, tapez un identifiant que vous utilisez souvent, par exemple la portion avant le @ de votre adresse courriel. Ce site vous aidera également à identifier les autres sites que vous utilisez qui diffusent de l’information à votre sujet. Vous pourrez ainsi aller modifier les paramètres de confidentialité ou supprimer vos comptes.

 

Pourquoi faut-il se préoccuper de son identité numérique?

@alduc a dit sur Twitter : L'anonymat sur Internet est souvent une illusion. Il est très facile de retrouver l'auteur d'un commentaire désobligeant! L'identité numérique est devenue une partie importante de la relation de quelqu'un avec la société.

Il est important de comprendre que l’identité numérique a plusieurs facettes :

1. Celle qu’on crée soi-même

C’est la plus facile à modeler. Un truc : se demander si on serait confortable à voir diffuser une publication au téléjournal! Si la réponse est oui, alors il est probable que cette trace soit positive ou n’ait aucun effet sur sa réputation numérique. Si la réponse est non, il faut alors entendre le signal d’alarme et tourner son clavier 7 fois avant d’appuyer sur « Envoyer »!

2. Celle que les autres créent pour nous

@alduc a dit sur Twitter : Il faut apprendre pas seulement à gérer son identité numérique, mais aussi à faire attention à celle des autres!

Qu’on le veuille ou non, dans la vraie vie comme dans le numérique, l’opinion qu’ont les gens de nous peut jouer en notre faveur comme en notre défaveur. Imaginez les commérages autour d’une table, puis imaginez-les diffusés publiquement sur Internet. La portée n’est pas du tout la même. Cela vaut heureusement aussi pour les bons mots.

3. Celle dont le temps change la nature

Un élève est la « star » de sa classe car il a réalisé un exploit d’un goût douteux au dernier party. Bien entendu, le tout est documenté sur une page Facebook, photos à l’appui. Imaginons cette même « star » dans 5 ans, en entrevue pour l’emploi de ses rêves.

De plus en plus d’employeurs font une petite recherche sur de futurs candidats à un poste avant de faire leur choix. Il est donc important de faire en sorte que les résultats de cette recherche leur plairont! Si le recruteur tombait sur cette partie de l’histoire de cet élève, il n’est pas impossible que son choix se porte sur cet autre candidat qui semble plus rangé… C’est un exemple caricatural, mais qui peut devenir réel.

Ou encore, imaginez que vous vous présentiez comme candidat pour un parti à des élections et qu’on trouve dans vos publications passées des opinions diamétralement opposées à vos « nouvelles » convictions. Il sera alors beaucoup plus difficile pour vous de convaincre les gens de votre bonne foi.

La première étape pour préserver ou améliorer son identité numérique est certainement la prise de conscience de ce qu’implique le concept. Cependant, il faut garder en tête qu’il est presque impossible d’en contrôler parfaitement toutes les facettes.

Souvent, lorsqu’on parle d’identité numérique, c’est de son côté sombre. En effet, il est relativement facile, par méchanceté ou par désir de vengeance, de détruire la réputation de quelqu’un grâce à Internet. Si vous voulez en savoir plus sur cet aspect, lisez l’article « Le côté sombre de l’e-réputation ». On y trouve plusieurs exemples de petits gestes aux conséquences fâcheuses.

On dit que les paroles s’envolent, mais que les écrits restent… Avec le numérique, non seulement ils restent, mais ils sont parfois accessibles facilement au monde entier et archivés dans de complexes systèmes informatiques, irrécupérables. Vaut donc mieux assumer pleinement tout ce qui nous concerne!

Une mise en scène de soi

Ceci dit, l’identité numérique a aussi un côté très intéressant qu’il vaut la peine de développer, notamment via le porfolio numérique. Comme le montre l’article Exploiter son portfolio numérique : construire son identité professionnelle numérique pour valoriser ses compétences, le portfolio numérique peut éventuellement devenir un facteur d’employabilité important. À cet effet, la conclusion suggère de travailler au développement de trois compétences chez les étudiants :

  • la capacité de faire un retour sur ses expériences, son parcours et capacité de leur donner un sens;
  • l’auto reconnaissance, la démonstration de ses compétences, et la synthèse de sa « carte de compétences »;
  • l’auto-socialisation professionnelle, ou développement par soi-même des liens socioprofessionnels durables malgré les changements professionnels.

Le rapport dégage aussi trois caractéristiques du portfolio numérique professionnel, qui se traduisent facilement dans l’univers personnel :

  • l’ubiquité, ou la possibilité d’être présent à tout point du globe en même temps et au même moment;
  • l’extimité, ou l'extériorisation d’une partie de ses caractéristiques (par exemple, ses intérêts, ses compétences particulières, son champ d’expertise, etc.)  au service des autres;
  • l’identité, à la fois lieu et produit de la reconnaissance par soi et par les autres du la personne que l’on a été, que l’on est et que l’on devient.

L’auteur envisage, à la lumière de ses recherches, « la publication d’un portfolio numérique comme une mise en scène de soi ». N’est-ce pas là une belle analogie avec l’identité numérique personnelle?

Où et comment publier son portfolio personnel? Plusieurs supports sont disponibles selon la façon dont on l’envisage. Un blogue personnel, où l’on recense ses bons coups, ses réflexions et ses publications, est un bon portfolio s’il est alimenté régulièrement. Au niveau strictement professionnel, un site comme LinkedIn permet de créer et tenir à jour son CV en ligne, en plus de publier des nouvelles. Dès ses premières expériences d’emploi, un jeune pourrait se créer un profil.

 

 

Comment aborder la notion d’identité numérique avec les élèves?

@ticdesprofs a dit sur Twitter : Vaut mieux apprendre aux jeunes à nager que de dresser un mur devant l’océan.

Quel enseignant utilisateur d’Internet en classe n’a pas déjà vécu la classique situation de la publicité « osée » qui apparaît soudainement en plein milieu d’une page? Faut-il bannir Internet de l’école pour autant? Au contraire, il s’agit d’en profiter pour… en parler. C’est la même chose avec les médias sociaux et l’identité numérique.

Comme expliqué précédemment dans le dossier, la notion d’identité numérique est étroitement liée aux traces que l’on laisse dans l’univers numérique. Ces traces sont principalement associées à l’utilisation du « Web 2.0 », c’est à dire les outils participatifs, les médias sociaux. D’ailleurs, selon l’enquête Netendances 2012 du CEFRIO sur les médias sociaux, plus de 8 Québécois sur 10 les utilisent, et ils sont plus de 9 sur 10 lorsqu’on prend uniquement les 18-24 ans. On peut donc déduire que les plus jeunes en sont également particulièrement friands.

Mais quelles stratégies employer pour en parler en classe? En voici quelques-unes.

L’enseignant François Jourdain (@francoisnco) a une façon bien particulière de rappeler en tout temps à ses élèves de porter attention à leur identité numérique : il a inscrit une phrase au-dessus de chaque ordinateur de sa classe : Je suis ce que j'écris.

Plusieurs spécialistes en éducation, dont Jacques Cool (@zecool) et Benoît Petit (@petitbenoit), sont d’avis qu’il est important d’inclure les élèves dans l’élaboration d’une charte d'usage des médias sociaux de l’école. À cet effet, le site Chercher pour trouver suggère des pistes pour établir une « nétiquette » pour l’utilisation saine et responsable des forums et du clavardage, des formes de médias sociaux.

Aussi, Benoît Petit rappelle qu’il est important d'insister sur les aspects positifs des réseaux sociaux pour avoir de la crédibilité auprès des jeunes. « On pourrait aussi partir d'expériences vécues par les élèves où leur identité numérique a été ou aurait pu être compromise. »

Karine Thonnard, du RÉCIT de l’enseignement privé, rappelle ainsi la portée des médias sociaux et de la réputation virtuelle.

« Caché derrière un écran,

  • il est plus facile de parler avec comme bouclier un avatar ou un pseudo;
  • il est plus facile de mentir sur notre vraie identité;
  • la gêne s’envole et les langues se délient;

L’intimité est fausse, mais les personnes et les émotions sont réelles. »

Voilà une belle façon d’amorcer la discussion sur l’identité virtuelle avec les élèves, mais aussi sur la cyberintimidation.

Il est important que les jeunes sachent que la cyberintimidation est considérée comme un acte criminel en vertu du Code criminel du Canada. Voici, selon le site du Service de police de la ville de Montréal, les cas où cela s’applique :

Libelle diffamatoire

Exemple : Utiliser les technologies Internet telles que les sites Web pour ridiculiser d'autres personnes en contant des histoires, des blagues ou en affichant des images.

Extorsion

Exemple : Envoyer des courriels menaçants à des collègues de classe pour leur demander d'apporter des objets de valeur à l'école.

Harcèlement criminel

Exemple : Utiliser les technologies Internet pour communiquer de façon répétée avec une personne en sachant qu'elle se sent harcelée.

Faux message

Exemple : Transmettre, à l'aide d'un système de messagerie électronique, de faux renseignements dans l'intention de nuire à quelqu'un.

Proférer des menaces

Exemple : Utiliser un système de messagerie pour envoyer des courriels de menaces envers d'autres personnes.

Quelles sont les ressources pour parler d’identité numérique avec les élèves?

Le Web regorge de ressources variées, allant des capsules vidéo aux situations d’apprentissage complètes, en passant par des jeux interactifs. Nous avons répertorié et commenté certaines de ces ressources ici. Nous sommes conscients qu’il en existe certainement beaucoup d’autres. N’hésitez pas à nous en suggérer d’autres à ajouter.

Applications, jeux

2025 exmachina

Ce jeu sérieux tourne autour de l’éducation à Internet et à la préservation de son identité numérique. La mise en scène de départ est la suivante : quatre personnages, Fred, Anais, Hugo et Morgane, voient leur vie chamboulée par des informations publiées sur Internet alors qu’ils étaient encore aux études. Vous êtes NetDetective, ils vous appellent à l’aide… Avec Fred, on éclaircit un cas lié aux réseaux sociaux. Avec Hugo, ce sont les jeux vidéo en ligne qui sont en cause. Anaïs a été prise sur le vif par des appareils mobiles. Enfin, Morgane est piégée par ses écrits sur Internet.

Passeport pour Internet

Destiné aux élèves de la 4e année du primaire à la 2e du secondaire Passeport pour Internet est un tutoriel de maîtrise de Web pour aider à développer une pensée critique face aux expériences en ligne afin d’utiliser le plein potentiel des sites Web et des outils offerts sur Internet de manière sécuritaire et éthique.. Réalisé par HabiloMédias, il est accessible sur abonnement des écoles.

Vinz et Lou : Génération connectée

Ce jeu de mise en situation a été créé à l’intention des 7 à 12 ans à l’occasion du Safer Internet Day, en 2012. Vinz doit trouver pourquoi il s’est fait couper l’accès à Internet par son père en faisant une prise de conscience de son utilisation.

Situations d’apprentissages

Mon avatar

Cette situation d'apprentissage vise à faire prendre conscience aux élèves de leur identité numérique et des droits et responsabilité qui s’y rattachent. Les activités les amènent à identifier des normes, des valeurs et des comportements qui favorisent un mieux vivre-ensemble et qui leur permettent de se construire une identité numérique positive. L’élève crée son avatar et analyse les règles de jeux en ligne et de médias sociaux. Réalisée par le RÉCIT du Développement de la personne, cette situation d’apprentissage s’adresse aux classes de la fin du primaire.

Mon identité numérique

Cette situation d'apprentissage amène les élèves à prendre conscience que leur liberté d’expression comporte des contraintes et des obligations. Les activités leur permettent d’identifier les impacts de leurs publications en ligne sur eux et les autres et d’explorer les règles, les codes et les normes qui entourent l’utilisation des médias sociaux. L’objectif est de leur faire construire une représentation de l’identité numérique qu’ils souhaitent développer par la création de leur propre charte de conduite sur Internet. Réalisée par le RÉCIT du Développement de la personne, cette situation d’apprentissage s’adresse aux classes du secondaire.

Introduction à la cyberintimidation : avatars et identité

Pseudonymes, avatars, illusion d’anonymat… À cause de cela, il est parfois difficile pour les enfants de ne pas perdre de vue que les conversations qu’ils entretiennent en ligne s’adressent bien à des personnes réelles – avec des émotions réelles. Cette leçon donne l’occasion aux élèves d’explorer ce concept, et de discuter de l’importance de l’empathie et du bon sens lorsqu’ils interagissent en ligne. Réalisée par HabiloMédias, la situation d’apprentissage s’adresse aux classes du 3e cycle du primaire et aborde aussi le sujet de la cyberintimidation.

Capsules vidéo

Série : Vinz et Lou sur Internet

Vinz et Lou sont de jeunes personnages dont les aventures et mésaventures sous forme de dessins animés illustrent les situations auxquelles sont confrontés les jeunes sur Internet. Cette série permet d’aborder de façon claire, constructive et humoristique les grandes questions liées à Internet, comme : qu’est-ce qui est privé, qu’est-ce qui est public; Internet dit-il toujours la vérité; et moi, puis-je tout dire sur Internet; qui se cache derrière les pseudo; que peut-on publier en ligne; et bien plus. L’objectif de chaque petit dessin animé est de déclencher une prise de conscience des enjeux liés aux différentes utilisations d’Internet.

Identité numérique

Cette capsule a été réalisée dans le cadre d’un projet étudiant. C’est une mise en scène dans laquelle une jeune fille accepte un nouvel « ami » sur Facebook, même si elle ne le connaît pas. Habile avec l’outil, il lui défile en quelques lignes tout ce qu’il a pu apprendre sur elle en consultant son profil et ses photos. Il lui recommande de faire attention. « Vous laissez des traces sur le Web. Faites attention à ce que vous écrivez, car vous n’êtes pas seul », peut-on lire en conclusion. Une amorce intéressante pour une discussion au secondaire.

Innocence

Ce court métrage d’animation est une métaphore sur le vol d’identité numérique. On y voit un personnage vivant sur une planète qui accepte de rencontrer un inconnu qui dit vouloir devenir son ami. Après avoir gagné sa confiance, il lui dérobe tout ce qu’elle a et on la voit se réveillant un matin sans visage.

N'oublie pas... une fois affiché, c'est permanent!

Une autre courte métaphore pour amorcer une discussion sur l’identité numérique : on y voit une jeune fille qui affiche une photo d’elle sur le babillard de son école. Un étudiant passe devant le babillard et y décroche la photo pour l’emporter avec lui. Immédiatement après, une nouvelle copie de la photo se réaffiche sur le babillard, et un autre élève s’en empare, etc. À la fin, la jeune fille du début souhaite retirer sa photo du babillard, mais elle n’y parvient pas car elle se duplique constamment. Le message final : « Réfléchis avant de cliquer »

Share the party (en français)

« Il y a des soirées où l'on ferait mieux de ne pas tout partager. » Série de courtes capsules de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) dans lesquels on voit différentes situations qui peuvent survenir pendant des « partys » d’adolescents. À la fin de chaque capsule, on demande si ce moment doit être partagé (sur les médias sociaux) ou non. Il y a 11 fins possibles, selon les choix que l’on a faits, avec des conséquences différentes. Attention, on y trouve des éléments délicats, mais qui peuvent arriver pour vrai : quelqu’un qui danse mal au goût de celui qui filme, une fille qui embrasse un garçon qui n’est pas son copain, un enseignant qui discute avec une élève, mais qui semble recevoir des faveurs sexuelles à cause de l’angle de la caméra, etc.

Documents

Ados, Web 2.0 et médias sociaux

Support sur Prezi d’une conférence donnée par Dominic Gagné, animateur RÉCIT à la CS du Val-des-Cerfs, à l’intention des parents, enseignants et professionnels.

Médias sociaux : enseignants sous les projecteurs

De tout temps, des élèves ont joué des tours pendables à leurs enseignants, ou encore formulé des critiques, fondées ou non, à leur endroit. Tant que cela restait entre les murs de l'école, cela ne portait pas trop à conséquence. Mais aujourd'hui, avec les médias sociaux, les jeunes disposent de puissants outils de diffusion auxquels n'avait pas accès la génération précédente, et une simple page Facebook peut entacher sérieusement la réputation d'un enseignant. Comment les enseignants vivent-ils cette intrusion parfois violente dans leur pratique professionnelle? Peut-on outiller les écoles pour faire face à cette situation nouvelle? Voici un guide publié par la CSQ sur le sujet.

Webographie et commentaires à propos de l’identité numérique

Patrick Giroux, professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi et auteur de PédagoTIC, a créé ce wiki dans le but de rassembler des liens et des commentaires au sujet de l'identité numérique afin de faciliter la compréhension du concept, de sa portée et de son importance par des enseignants ou étudiants en enseignement à l'université.

L’identité numérique, un levier ou un fardeau

Karine Thonnard, animatrice RÉCIT pour la Fédération des établissements d’enseignement privé (FÉEP), partage sa présentation PowerPoint en soutien à ses conférences sur les médias sociaux à l’école. On peut d’ailleurs la voir en contexte dans la vidéo d’un atelier virtuel offert sur le sujet par Karine Thonnard, Judith Cantin et Pierre Lachance, tous personnes-ressources du RÉCIT. « Ils ont proposé une démarche de réflexion et des pistes d’action sur le sujet aux participants. Leur but : faire en sorte que chaque personne soit bien informée et puisse à son tour en sensibiliser et en former d’autres sur la question de l’identité numérique en ayant des ressources à sa disposition. » L’article du site Web du RÉCIT donne le lien direct vers la vidéo ainsi qu’une mise en contexte plus détaillée.

Identité numérique : être ou ne pas être sur le Web?

Un dossier sur la question de l’identité numérique abordée selon l’angle du niveau collégial. Il fait la lumière sur ce qui constitue l’identité numérique et sur les mécanismes d’identification et d’authentification. Il présente également quelques pistes d’action pour permettre de demeurer maître de son identité numérique tout en profitant pleinement du Web : évaluer son image de marque, mousser sa cyberréputation, présenter son portfolio numérique, etc.

Identité numérique : Ne laisse pas ton image t’échapper

En octobre 2012, l’association Action Innocence Suisse a lancé une campagne avec 2 visuels choc pour sensibiliser les adolescents et jeunes adultes à la protection de l’identité numérique. L’objectif est d’informer et faire réfléchir les jeunes sans moraliser ni diaboliser les pratiques liées à l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux.

Sites Web d’organismes dédiés

Web Averti

Programme national bilingue d’information publique sur la sécurité de la navigation dans Internet, particulièrement à la maison. Il s’adresse en effet aux parents et veut les outiller pour qu’ils puissent aider efficacement leurs enfants à prendre des décisions averties quand ils sont en ligne.

Une porte grande ouverte

Ressource du Centre canadien de protection de l’enfance, pour les parents, les enseignants et autres intervenants. Dans la section dédiée aux enseignants, on trouve des ressources adaptées à chaque cycle d’enseignement. Du côté des parents, ces ressources sont classées selon l’âge de l’enfant.

Internet Sans Crainte

Internet Sans Crainte est le programme national de sensibilisation des jeunes aux risques et enjeux de l’Internet. Il s’inscrit dans le projet européen Safer Internet Plus qui regroupe 30 pays européens Sur le site, on trouve des espaces distincts pour différents publics : parents, enseignants, 7-12 ans et 12-17 ans.


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