Une pratique professionnelle émergente à définir

Le terme « influenceur » peut avoir une connotation négative, notamment en lien avec le narcissisme, la promotion plus ou moins transparente de produits et de services ainsi que la vacuité des contenus partagés dont font preuve bon nombre d’influenceurs qui n’œuvrent pas en éducation. Ils seront nommés ici « enseignants-influenceurs » car on perçoit dans leurs actions des pratiques s’inscrivant en partie dans le courant des influenceurs, mais à des fins professionnelles. C’est pourquoi nous pouvons aussi nous tourner vers d’autres termes, comme « enseignant phare », conseillé sur Twitter par Benoît Marcheterre (@B3NMA), ou encore le jeu de mots « influenseignant », suggéré par Joëlle Fortin, Sarah-Ann Gaudreault, Audrey-Maude Lavoie, Jessica Michaud et Vanessa Ward, de futures enseignantes de l’UQAC que j’ai formées à l’hiver 2019. Ceci dit, le but de ce dossier est plutôt de contribuer à l’identification de ces pratiques professionnelles émergentes afin de guider la réflexion et les actions à leur endroit.

Par ailleurs, agir en tant qu’enseignant-influenceur représente une occasion intéressante pour diverses raisons qui seront exposées plus loin à titre de liste non exhaustive et en cours d’élaboration. Prenez note que ces exemples proviennent principalement de vidéos diffusées par des enseignants-influenceurs sur YouTube; d’autres exemples tout aussi pertinents peuvent être trouvés sur Instagram, Twitter, Facebook, etc. De plus, si vous vous considérez comme un enseignant-influenceur et que vous n’êtes pas cité pas en exemple, c’est simplement parce que ce texte se concentre plus particulièrement sur quelques personnes.

Pour bonifier la liste, nous invitons tous les professionnels de l’enseignement (actuels, futurs et retraités) à contribuer, car il est certain que des enseignants-influenceurs peuvent provenir de ces trois segments de la profession.