La réalité augmentée et son apport à l’éducation

La réalité augmentée et son apport à l’éducation

L’utilisation de la réalité augmentée en éducation amène les élèves au cœur de leurs apprentissages. Intervenant d’une manière différente avec leur environnement et leurs pairs,  l’approche pédagogique change alors et procure de nombreux avantages.

 

Changement dans l’approche pédagogique

Favorisant l’autonomie de l’apprenant et cherchant à le rendre plus actif, l’utilisation de la réalité augmentée permet d’adapter les approches pédagogiques.

S’appuyant sur les théories constructivistes et socioconstructivistes, pour lesquelles les connaissances sont constamment confrontées puis réorganisées par les données de l’individu et de son environnement, cette approche est un atout pour contextualiser des concepts ou des savoir-faire parfois plus abstraits. La compréhension de lecture, l’enseignement de sujets nécessitant des composantes spatiales et même l’apprentissage de gestes techniques (notamment en science, en ingénierie et en médecine) sont facilités.

Ayant la possibilité d’évoluer dans un cadre plus informel, les élèves bénéficient d’un contexte d’apprentissage à la fois réel et virtuel, multipliant les situations authentiques favorables au transfert de connaissances et au développement de compétences.

La classe inversée

L’utilisation de cette technologie en classe inversée amène les élèves à expérimenter de manière plus libre et individualisée des activités authentiques proposées et encadrées par l’enseignant. Sans être contraints aux effets négatifs réels de l’erreur, ils bonifient ainsi la réalité d’informations virtuelles (les interactions entre les personnes, les endroits, les objets et les processus) et accèdent à leur rythme à des activités porteuses de sens.

Approche complémentaire

Pour ne pas faire reposer l’ensemble de leurs activités d’apprentissage sur la réalité augmentée, beaucoup d’enseignants s’en servent plutôt comme complément. Lorsque l’intérêt des élèves diminue, ils utilisent les livres augmentés plutôt que les ouvrages traditionnels. L’approche multisensorielle et ludique de ces livres ravive alors la motivation et favorise des liens entre le texte, les images, les sons et les mouvements.

L’équilibre!

Pour optimiser l’apprentissage des élèves, des études suggèrent de considérer autant l’utilisateur que l’apprentissage lors de la conception d’activités pédagogiques exploitant la réalité augmentée. L’enseignant doit s’attarder aux notions et aux situations d’apprentissage avant de laisser librement les élèves utiliser cette technologie. Au même titre, bien que l’aspect ludique de la réalité augmentée stimule l’intérêt des apprenants à s’investir dans leurs apprentissages, ils doivent aller au-delà du simple jeu pour emmagasiner des connaissances. L’équilibre entre les approches traditionnelles et socioconstructivistes doit être respecté.

 

Intégration en classe

L’intégration de la réalité augmentée à la pédagogie, comme c’est le cas d’ailleurs pour toute technologie, est facilitée lorsque bien réfléchie.

L’enseignant doit d’abord planifier l’utilisation de cette technologie de manière globale. Pour optimiser le rendement, quelques outils seulement (applications ou appareils) doivent servir à un ensemble d’activités individuelles ou de groupe. Cette façon d’opérer diminue la charge de travail et évite de déployer des outils différents pour chaque activité pédagogique. En bref, vaut mieux exploiter à fond une petite quantité d’outils que de sous-utiliser une trop grande variété.

En classe, l’enseignant est au centre des interactions afin de moduler ses interventions (directives et explications) selon la progression individuelle des élèves. Sans devoir saisir l’attention de tous, il les encadre selon leurs besoins.

Des activités d’apprentissage simples et adaptées à l’évolution des élèves, aussi disponibles selon l’horaire ou aux autres événements inattendus sont à privilégier. Ayant d’emblée une multitude d’aspects à gérer et étant souvent confrontés à des imprévus (particulièrement lorsque les élèves développent individuellement leurs apprentissages), les enseignants devraient miser sur des scénarios pédagogiques simples et modulables pour obtenir de meilleurs résultats. En effet, les activités pédagogiques rigides et trop complexes fonctionnent généralement moins bien.