Entre approbation, indifférence et critique : trouver sa juste place

Entre approbation, indifférence et critique : trouver sa juste place

Conseillère pédagogique à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, Catherine Houle (@houleca) a récemment fait remarquer que l’approche de l’enseignant-influenceur pouvait se faire de deux manières. D’une part, certains vont publier du contenu ou interagir régulièrement sur les médias sociaux tout en ayant une image de marque particulière. Cette régularité exige plus de temps et d’effort et revient à être un influenceur. C’est le cas notamment de Trois filles et l’enseignement autrement, de Marydotcom et de Jonathan Le Prof, qui diffusent du contenu à un rythme soutenu et qui ont adopté une image facilement reconnaissable. D’autre part, certains enseignants vont plutôt diffuser du contenu de manière ponctuelle en adoptant (ou non) un branding particulier, de manière à être plutôt des micro-influenceurs.

Mais au fond, celui ou celle qui est tenté par l’expérience doit d’abord trouver ce qui lui convient personnellement. Être enseignant-influenceur exige beaucoup de temps et d’effort, en plus d’être à l’aise avec le fait de s’exposer à trois éléments : l’approbation, l’indifférence et la critique. Certains vont adorer ce qu’ils/elles font et les féliciter. D’autres n’y seront pas intéressés, ne sauront pas qu’ils/elles ont produit ou diffusé quelque chose ou qu’ils/elles existent tout simplement. Enfin, d’autres vont y relever des lacunes - de manière plus ou moins constructive - ou pire, les attaquer personnellement.

La critique représenterait d’ailleurs le plus grand frein à envisager devenir enseignant-influenceur, selon les futurs enseignants formés par l’auteur de ce dossier à l’UQAC en 2018-2019. Mais qui ne risque rien n’a rien!

J’écris justement ce texte en sachant pertinemment qu’il va recevoir sa part d’approbation, d’indifférence et de critique.

J’encourage maintenant les professionnels actuels, futurs et retraités de l’enseignement à participer activement à cette réflexion sur ces pratiques émergentes. Et n’attendez pas que des chercheurs universitaires publient des études à ce sujet dans 2 ou 3 ans (une éternité dans un monde numérique). 

Soyez proactifs et partagez vos idées. Bref, soyez influents!